Affichage des articles dont le libellé est Alimentation / Nutrition. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Alimentation / Nutrition. Afficher tous les articles

Mieux guérir le cancer avec la phytothérapie ?

En complément des traitements médicaux, il existe des soins vers lesquels vous tourner pour renforcer votre corps et soulager les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie ou de la radiothérapie.
Parmi ces soins complémentaires, le premier auquel les personnes atteintes du cancer ont recours est la phytothérapie. Mais la phytothérapie c’est quoi ?

Et bien c’est tout simplement l’utilisation des plantes médicinales et de leurs vertus reconnues pour renforcer et drainer le corps. D’ailleurs les effets de certaines plantes médicinales sont même "validés" scientifiquement si je puis dire, par la "Commission E" en Allemagne, qui recense toute la littérature scientifique à ce sujet.

Mais en fait on peut distinguer deux sortes de phytothérapie :

- Ce que l’OMS nomme la médecine traditionnelle : parfois très ancienne et encore très répandue dans les pays en voie de développement (80% de la population mondiale), cette phytothérapie est basée sur l'utilisation de plantes selon des vertus découvertes empiriquement, c’est à dire sans étude clinique comme l’entend la médecine conventionnelle.
J’espère pouvoir revenir vers vous bientôt avec une liste de plantes précises et leurs effets, mais je peux déjà vous citer les exemples du Dr Jean-Pierre Willem (spécialiste en médecines naturelles), que sont le jus de grenade pour fortifier l’organisme, la graviola pour son pouvoir immunostimulant ou encore le chardon-marie et le desmodium pour drainer et détoxiquer après une chimiothérapie ou une radiothérapie.

- Les phytomédicaments : basés sur des recherches scientifiques précises visant à identifier et à standardiser les extraits actifs des plantes, les phytomédicaments sont, selon la réglementation en vigueur dans notre pays, soumis à l'autorisation de mise sur le marché (AMM). On parle aussi de pharmacognosie ou de biologie pharmaceutique.

Bien sûr, avant d’utiliser quelque complément que ce soit, il est indispensable de demander l’avis de votre médecin. En effet certaines plantes, même si elles sont "bonnes" pour l’organisme en temps normal, peuvent être totalement contre-indiquées dans le cas d’un traitement anti-cancéreux (nocivité en cas de rayons, etc…).

Suivez ce lien pour accéder à la séléction de compléments alimentaires de comptoir-de-vie.com

La betterave, il faut y penser !

D’après Cécile Bertrand, diététicienne interviewée par Science et Avenir (février 2009), la betterave, très riche en vitamines et antioxydants, serait une mine de composés anticancers !

Ses vitamines : La vitamine C abondante participe au bon fonctionnement du système immunitaire. La vitamine B9 (30% de l’apport journalier recommandé) joue un rôle important dans la prévention des maladies liées à l’age, comme le cancer.

Ses antioxydants : La betterave figure sur la liste des 10 légumes les plus riches en antioxydants, composés qui protègent les cellules de l’agression des radicaux libres, connus pour favoriser le cancer. Cette forte capacité antioxydante vient de sa teneur en Bétalaïne (pigment lui donnant sa couleur violette) qui diminue les risques de cancer de la peau, du foie et du poumon.

Et ce qui est bien avec la betterave, c’est qu’une fois cuite (comme on la trouve sous vide) elle ne perd pas ses pouvoirs antioxydants. Alors tous sur la betterave !!!

Des additifs alimentaires cancérogènes

Une étude publiée dans l'American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine (rien que le nom ça fait sérieux !) et réalisée par des chercheurs de l'Université de Séoul, établie que des additifs alimentaires phosphatés favoriseraient le cancer du poumon.

Ces additifs sont souvent utilisés dans des plats cuisinés industriels, mais le compte-rendu ne précise pas à quelle échelle ils sont répandus. Il va donc falloir encore aller à la pêche aux informations pour trouver les composants exacts de ce que l'on mange... A vos boîtes !

Les chercheurs ayant établis cette relation préconisent déjà de limiter la consommation de ces additifs mais on ne sait pas s'il y a des seuils tolérables avant d'arriver à un taux de risque significatif. Bref la recherche avance mais "affaire à suivre" pour avoir plus de précisions.

Alerte rouge c’est la viande rouge !

La viande rouge c’est bon.
C’est même trop bon d’après certains chercheurs, intégristes de la viande blanche, qui conseillent presque d’arrêter toute entrecôte sauf si elle pèse 20g et qu’elle est bouillie. Miam…
Allons bon. Pourtant la viande rouge fait parti du régime alimentaire des hommes depuis la nuit des temps et son énergie a vraisemblablement contribué à ce que le cerveau humain se développe autant (ce n’est pas moi qui le dit, c’est une spécialiste de Neandertal).

Alors j’ai enquêté et j’ai retrouvé des extraits de 3 études, dont la fameuse étude EPIC - European Prospective Investigation into Cancer and nutrition (je sais, ils ont oublié le N de nutrition… mais sinon c'était moins beau). Voici quelques éléments bruts :

Sur les quantités : les personnes qui mangent plus de 160g de viande rouge par jour ont un risque de cancer colorectal augmenté de 30% par rapport à ceux qui en consomment moins de 20g en moyenne (soit une fois par semaine). Ce chiffre passe à 40% si l'on dépasse 200g par jour. Ces personnes auraient également plus de risques de cancers de l’œsophage, du pancréas, du poumon et du foie. La cause : le fer heminique qui, en excès, endommage le code génétique et favorise l’apparition de composés nitrés cancérogènes.

Sur la cuisson : les cuissons "poussées" généralement choisies pour la viande rouge (c'est-à-dire grillée ou au barbecue) font apparaître des composés cancérogènes : d'abord les amines hétérocycliques, puis les hydrocarbures aromatiques polycycliques quand il y a carbonisation en surface (bref quand il y a du noir). On a d'ailleurs prouvé un lien faible, mais significatif, entre cancer du sein et consommation de grillades chez les femmes ménopausées. Les chercheurs préconisent de toutes façons (ménopause ou pas), de cuire la viande à la poêle mais saignante.

Sur la préparation : il est bon de faire mariner la viande rouge avant cuisson afin d’empêcher l’oxydation de la graisse. Pour cela il faut utiliser des ingrédients riches en antyoxidants, qui réduiront la formation de ces amines hétérocycliques. N'hésitez donc pas à utiliser des épices, de l'ail, de l'ognon ou encore des herbes comme le romarin, l’origan ou le basilic. Des chercheurs taïwanais vous conseillent leur recette : sauce soja, sucre et eau. Rien de plus simple.

Sur la consommation : pour finir, il est préférable, si l'on n'a pas dégorgé la viande rouge avant cuisson (avec du gros sel par exemple), de ne pas consommer le jus qui coule une fois la viande retirée du grill. Le jus contient des acides aminés susceptibles d'avoir été transformés en amines hétérocycliques.

Conclusion : de la modération sans trop exagérer, de bonnes pratiques, un peu d'imagination... (je crois qu’on va bientôt créer une rubrique "marinades" sur ce blog !) et on devrait pouvoir continuer à savourer une bonne viande rouge de temps en temps.